Je suis allé frapper à la porte de l’Agence avec une idée simple : faire découvrir La Voie Bleue par l’oreille. Le moment tombait bien. L’Agence venait de choisir un nouveau fil rouge bleu pour raconter sa destination, Le murmure de La Voie Bleue. Une démarche sonore s’y glissait d’elle-même.

L’idée de départ : enregistrer les paysages sonores de l’itinéraire, ses villages, sa faune, sa rivière. C’est Yoann Gauthiot, chargé de mission « Animation du comité d’itinéraire de La Voie Bleue® », qui a donné au projet sa singularité en me présentant Nathanaël Vetter, guide naturaliste et photographe, avec qui il avait déjà mené des projets naturalistes le long de la Saône.

Le projet s’est donc construit à trois, autour de la faune et de la flore qu’on croise le long de La Voie Bleue, avec des entrées thématiques, par lieu ou par espèce. Sur le terrain, nous étions deux.

Deux vélos chargés de sacoches à l’arrêt sur la piste, au bord de la Saône

Quatre jours, en mars. C’était tôt dans la saison, mais c’était la seule fenêtre où chacun était libre. Rendez-vous à la gare de Mâcon, puis nous avons remonté la Saône à vélo sur environ 200 kilomètres, jusqu’à Vielverge.

À vélo, on voyage léger. Nathanaël un peu moins, mais lui roule à l’électrique ! De mon côté, un équipement compact et discret, et une prise de son binaurale, celle qui restitue au casque la sensation d’être sur place.

Nathanaël connaît ce territoire dans le moindre détail. C’est lui qui choisissait où s’arrêter et où dormir le soir. Son regard a guidé mon écoute, puis mon propre regard : peu à peu, j’ai appris à lire les détails. Seul, j’aurais traversé les mêmes paysages sans toujours savoir où tendre le micro.

Tronc rongé en pointe par un castor, au bord de l’eau
Un « crayon », l’œuvre d’un castor

C’est ce que j’aime dans le travail avec des spécialistes : partager, le temps d’un projet, leur lecture du monde et de ce qui l’habite.

Sur le terrain, rien n’est garanti. On ne sait pas ce qu’on entendra, ni ce qui se taira. Il faut accepter de ne pas trouver ce qu’on était venu chercher, et raconter ce qui se présente. S’adapter, imaginer d’autres histoires en chemin : cela fait partie de la commande.

Les livrables

  • Dix capsules vidéo verticales pour les réseaux sociaux.
  • Une palette sonore d’une dizaine de sons.
  • Une série photographique pour compléter la banque d’images.
Un photographe, de dos, face à la rivière et aux pontons
Fleurs mauves couvertes de rosée dans l’herbe
Une averse tombe d’un grand nuage au-dessus des champs
Un cycliste chargé de sacoches sur le chemin de halage, le long de la Saône
Empreintes d’animal dans la vase, au bord de l’eau

Les capsules vidéo sont publiées sur le compte Instagram de La Voie Bleue. Elles y ont trouvé leur public : selon les sujets, de 2 000 à près de 30 000 vues.

Épisode 1 · Le teaser de la série
Épisode 2 · Sur les traces des castors, la capsule la plus vue
Un cycliste chargé de sacoches sur une petite route sinueuse entre les prairies, sous un ciel nuageux